nadia fares genealogie

Nadia Farès : vie, carrière et histoire familiale de l’actrice

La mort de Nadia Farès, survenue le 17 avril 2026 à Paris à l’âge de 57 ans, a bouleversé le cinéma français. L’actrice, retrouvée inconsciente quelques jours plus tôt dans une piscine parisienne, était hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière depuis son accident. Sa disparition a été annoncée par ses filles dans un communiqué transmis à l’AFP. Figure connue du grand public depuis Les Rivières pourpres, elle laisse le souvenir d’une comédienne élégante, discrète et internationale.

Les origines et l’enfance de Nadia Farès

Nadia Farès est née le 20 décembre 1968 à Marrakech, au Maroc. Elle est issue d’un métissage culturel qui a compté dans son identité : son père est marocain et sa mère est arménienne. Alors qu’elle est encore enfant, elle s’installe avec sa mère à Nice, dans le sud de la France. Cette double appartenance, entre racines nord-africaines, héritage arménien et vie en France, contribue à façonner un parcours singulier, à la croisée de plusieurs univers.

Très jeune, elle nourrit l’ambition de devenir actrice. Pour se donner une chance dans ce milieu, elle quitte Nice pour Paris à l’âge de 18 ans. Comme beaucoup de jeunes comédiennes, elle enchaîne alors les castings et les petits boulots avant de décrocher ses premiers rôles. Cette période de formation, faite de patience et d’obstination, construit déjà l’image d’une femme déterminée.

Les débuts de Nadia Farès au cinéma et à la télévision

Nadia Farès commence d’abord par la télévision au début des années 1990, notamment avec Navarro et L’Exilé. Son premier rôle au cinéma arrive ensuite avec Elles n’oublient jamais, avant qu’elle n’apparaisse dans plusieurs films français remarqués, comme Dis-moi oui d’Alexandre Arcady, Hommes, femmes : mode d’emploi de Claude Lelouch ou encore Les Démons de Jésus de Bernie Bonvoisin.

À cette époque, elle construit progressivement sa place dans le cinéma français. Son jeu lui permet d’alterner entre drames, polars et films plus populaires, sans jamais se laisser enfermer dans une seule image. Elle développe ainsi une carrière solide, faite de rôles parfois discrets mais réguliers, qui préparent sa future reconnaissance.

Lire  Claudia Cardinale : la légende solaire du cinéma italien et ses racines familiales

Les Rivières pourpres : le rôle qui la révèle

Le véritable tournant de sa carrière arrive avec Les Rivières pourpres, sorti en 2000. Dans ce thriller signé Mathieu Kassovitz, Nadia Farès partage l’affiche avec Jean Reno et Vincent Cassel. Le film rencontre un grand succès et lui apporte une visibilité beaucoup plus large, en France comme à l’international. C’est à partir de ce rôle que son nom s’impose réellement auprès du grand public.

Ce succès lui ouvre ensuite les portes d’un cinéma plus tourné vers l’action, avec des productions françaises comme Nid de guêpes, mais aussi des films anglo-saxons tels que Rogue : l’ultime affrontement. Nadia Farès devient alors l’une des actrices françaises capables de circuler entre plusieurs marchés et plusieurs registres.

Une carrière entre la France, les États-Unis et les séries

Au milieu des années 2000, Nadia Farès choisit de mettre sa carrière entre parenthèses pour privilégier sa vie familiale. Elle part vivre aux États-Unis avec son mari, le producteur américain Steve Chasman, qu’elle a rencontré dans l’entourage professionnel de Luc Besson. Dans un entretien publié en janvier 2026, elle expliquait avoir eu besoin de consacrer du temps à sa famille, quitte à freiner sa trajectoire artistique.

Après cette pause, elle revient sur les écrans à partir de 2016, notamment avec la série Marseille, puis dans plusieurs mini-séries françaises comme Les Ombres rouges, La Promesse ou Luther. Elle apparaît aussi dans des films récents comme Connectés, Haters ou On the Line. Ce retour plus télévisuel confirme sa capacité à durer et à se réinventer.

Vie privée : mari, enfants et équilibre familial

Sur le plan personnel, Nadia Farès était mariée au producteur américain Steven Chasman. De cette union sont nées deux filles, Shana, née en 2002, et Cylia, née en 2005. C’est d’ailleurs elles qui ont annoncé publiquement la mort de leur mère, dans un message très sobre rappelant qu’au-delà de l’actrice, elles perdaient avant tout une mère. Le couple s’était séparé quelques années avant sa mort, et Nadia Farès était revenue s’installer en France.

Lire  Laura Dahlmeier (1993–2025) : une vie entre neige et sommets

Cet aspect de sa biographie est important, car il explique une partie de ses choix professionnels. Elle avait elle-même reconnu avoir parfois sacrifié une part de carrière pour construire une vie de famille. Son parcours ne se résume donc pas à ses films : il raconte aussi l’histoire d’une femme qui a choisi, à un moment, de donner la priorité à sa vie personnelle.

Santé, dernier projet et disparition

Quelques mois avant sa mort, Nadia Farès évoquait encore ses problèmes de santé passés, notamment une opération du cerveau en 2007 pour un anévrisme et plusieurs opérations du cœur dans les années suivantes. Malgré cela, elle travaillait encore à un projet important : son premier long-métrage comme scénariste et réalisatrice, prévu pour l’automne 2026 avec Studios TF1. Sa disparition interrompt brutalement cette nouvelle étape de sa carrière.

Selon les informations communiquées après le drame, elle avait été retrouvée inconsciente dans une piscine d’un club privé parisien, puis transportée à l’hôpital dans un état critique. Une enquête a été ouverte, mais aucune infraction n’avait été relevée à ce stade au moment des premières annonces publiques.

L’héritage de Nadia Farès

Nadia Farès laisse l’image d’une actrice à part dans le paysage français. Née au Maroc, élevée à Nice, passée par Paris puis les États-Unis, elle a construit une carrière traversée par plusieurs mondes. Son histoire familiale, son métissage culturel, sa vie de mère et ses choix de carrière composent un portrait plus riche que celui d’une simple héroïne de polar. Elle restera associée à Les Rivières pourpres, mais aussi à une élégance rare, à une discrétion assumée et à une trajectoire profondément personnelle.


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.