André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux depuis 1980, ancien ministre et figure singulière du centre droit français, est mort dans la nuit du dimanche 31 mai au lundi 1er juin 2026. Il avait 85 ans.
Sa disparition referme un chapitre rare de la vie politique locale. Pendant plus de quarante ans, il a incarné Issy-les-Moulineaux, ville des Hauts-de-Seine qu’il a accompagnée dans une profonde transformation urbaine, économique et numérique.
Derrière l’élu connu pour son humour, son goût de la formule et sa longévité politique se dessine aussi une histoire familiale faite de racines corses, de transmission républicaine et d’un attachement durable à un territoire devenu le centre de sa vie publique.
Les origines et l’enfance d’André Santini
André Santini naît le 20 octobre 1940 à Paris, dans le 14e arrondissement. Son parcours s’inscrit très tôt dans une double appartenance : parisienne par la naissance, corse par les origines familiales.
Il est le fils de Marcel Santini, commerçant, et d’Antoinette Ceccaldi. Le nom Santini, comme celui de Ceccaldi, renvoie à une mémoire insulaire bien identifiable. Cette origine corse a souvent été associée à son tempérament public, à son humour et à son art de la fidélité politique.
Son enfance se déroule dans une France marquée par la guerre puis par la reconstruction. Cette génération née en 1940 a grandi avec l’idée que l’État, les communes, les institutions et les services publics étaient des cadres essentiels de la vie collective.
Pour qui s’intéresse aux parcours familiaux dans les Hauts-de-Seine, l’histoire d’André Santini rappelle combien les biographies publiques se construisent souvent entre lieux de naissance, racines familiales et territoire d’adoption. Les Archives départementales des Hauts-de-Seine permettent justement de replacer ces trajectoires dans leur environnement local.
Généalogie et histoire familiale d’André Santini
Les éléments publics disponibles sur la généalogie d’André Santini restent limités. On connaît les noms de ses parents, Marcel Santini et Antoinette Ceccaldi, ainsi que ses origines corses. Aucun élément public suffisamment établi ne permet cependant de dresser ici une généalogie familiale complète.
Sa parenté compte une figure remarquable : le colonel Alexis Santini, pionnier des hélicoptères dans l’armée de l’air. Par cette branche familiale, André Santini se rattache aussi indirectement à Valérie André, médecin militaire, pilote d’hélicoptère et première femme nommée générale en France.
Cette dimension familiale éclaire une part de son univers : l’armée, le service public, la République, mais aussi une forme de panache très personnel. Chez André Santini, la mémoire familiale n’a pas pris la forme d’un récit intime longuement exposé. Elle apparaît plutôt par touches, à travers les noms, les origines, les références corses et l’attachement aux figures d’autorité.
Dans une approche généalogique, son cas montre l’importance de distinguer ce qui est documenté de ce qui relève de la réputation ou de la mémoire orale. Pour approfondir une lignée, il faut croiser les actes, les archives et les sources publiques, comme on le ferait pour débuter une recherche généalogique.
Les débuts et la formation
André Santini suit des études solides et variées. Il passe par le lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, puis étudie le droit, les sciences économiques, la science politique et les langues orientales. Il est notamment diplômé de Sciences Po et de l’Institut national des langues et civilisations orientales.
Cette formation donne à son profil une originalité certaine dans le paysage politique local. Juriste, universitaire, amateur de culture et de formules, il ne se limite pas à une carrière municipale classique.
Avant Issy-les-Moulineaux, il commence son engagement dans les Hauts-de-Seine comme adjoint au maire de Courbevoie entre 1971 et 1977. Il rejoint ensuite Issy-les-Moulineaux, où il devient adjoint au maire avant d’accéder à la mairie en 1980.
Cette implantation locale sera le socle de toute sa carrière.
Une carrière marquée par Issy-les-Moulineaux
André Santini restera d’abord associé à Issy-les-Moulineaux. Élu maire en 1980, il conserve cette fonction pendant plus de quatre décennies. Il transforme l’image d’une ancienne commune industrielle en ville tertiaire, tournée vers les médias, le numérique et les entreprises.
Sous ses mandats, Issy-les-Moulineaux devient l’un des symboles de la mutation de l’ouest parisien. La ville attire des sièges de médias, développe des projets numériques et s’inscrit dans la dynamique du Grand Paris.
Mais André Santini ne fut pas seulement un maire. Il fut député des Hauts-de-Seine, président du Syndicat des eaux d’Île-de-France, vice-président de l’Assemblée nationale, ministre délégué à la Communication sous Jacques Chirac, puis secrétaire d’État chargé de la Fonction publique sous Nicolas Sarkozy.
Sa carrière traverse plusieurs familles politiques du centre et de la droite modérée : l’UDF, le Nouveau Centre, puis l’UDI. Elle croise aussi les grandes figures politiques des Hauts-de-Seine, de Charles Pasqua à Nicolas Sarkozy.
Pour le site genea92nord.fr, son parcours fait naturellement écho à d’autres biographies politiques déjà publiées, notamment celle consacrée à Lionel Jospin, vie, parcours politique, généalogie et histoire familiale, autre figure nationale liée à l’histoire institutionnelle française.
Vie privée, famille et transmission
André Santini a beaucoup cultivé son personnage public. L’humour, le cigare, les bons mots, les références littéraires ou politiques ont largement façonné son image. Sa vie privée, en revanche, est restée beaucoup plus discrète.
Selon les informations disponibles, il n’existe pas d’élément public permettant d’établir ici une descendance détaillée ou une histoire familiale intime. Il faut donc rester prudent et ne pas inventer ce que les archives publiques ou les sources vérifiables ne permettent pas d’affirmer.
La transmission d’André Santini se lit surtout dans son œuvre municipale et politique. Elle se lit aussi dans la manière dont il a personnalisé la fonction de maire, jusqu’à faire d’Issy-les-Moulineaux un élément central de son identité.
Dans l’histoire locale, les maires laissent souvent une trace comparable à celle des familles anciennes : des noms dans les délibérations, des décisions dans les archives communales, des projets dans le paysage urbain, une mémoire dans les habitants. Le travail sur les cercles généalogiques dans le département 92 rappelle combien ces mémoires locales se construisent par accumulation de traces.
La mort d’André Santini et les circonstances connues
André Santini est mort à 85 ans dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2026. Son décès a été confirmé le lundi 1er juin.
Les informations publiques indiquent qu’il était affaibli depuis plusieurs mois et qu’il avait été hospitalisé à l’hôpital Corentin-Celton d’Issy-les-Moulineaux. En mars 2026, il avait pourtant été réélu maire pour un nouveau mandat, au terme d’une campagne très particulière, marquée par son absence du terrain et par son état de santé.
À ce stade, aucune cause officielle du décès n’a été confirmée publiquement. Il convient donc de ne pas spéculer.
La fin de sa carrière avait aussi été marquée par des accusations judiciaires qu’il contestait. Ces éléments font partie de son histoire publique récente, mais ils ne résument pas une vie politique de plus de cinquante ans.
Quel héritage laisse André Santini ?
André Santini laisse l’image d’un élu local hors norme. Sa longévité à Issy-les-Moulineaux, sa capacité à transformer une ville, son goût du pouvoir municipal et son sens de la communication en font une figure singulière de la Ve République.
Son héritage est d’abord territorial. Il est inscrit dans les rues, les quartiers, les équipements et l’identité contemporaine d’Issy-les-Moulineaux. Peu de maires auront autant incarné une commune sur une durée aussi longue.
Son héritage est aussi politique. Il représente une génération d’élus locaux capables de cumuler ancrage municipal, mandats parlementaires et fonctions gouvernementales. Une génération pour laquelle la mairie restait souvent le cœur de la légitimité.
Enfin, son héritage est mémoriel. À travers ses origines corses, sa famille connue, ses fidélités, ses contradictions et sa présence durable dans les Hauts-de-Seine, André Santini devient un sujet d’histoire locale autant que de biographie politique.
Comme les relevés, les archives et les récits familiaux permettent de faire vivre les disparus, la mémoire d’un élu se construit aussi dans ce que les habitants, les institutions et les chercheurs retiendront de son passage. C’est tout l’enjeu des travaux consacrés à la mémoire locale et aux monuments aux morts : relier les noms aux lieux, les vies aux traces, et les destins individuels à l’histoire collective.
André Santini appartient désormais à cette mémoire des Hauts-de-Seine. Une mémoire faite de politique, de racines, de territoire et de transmission.

Laisser un commentaire