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Pourquoi la généalogie nous fait du bien ?

voici le transcript de la vidéo :

Un jour, j’ai cherché par curiosité et, sans m’en rendre compte, je suis tombé dedans. Je ne me suis plus jamais arrêté. Je ne sais pas trop pourquoi j’aime tant la généalogie, mais une chose est sûre : ça me rend heureux. Je ne sais pas où on va, mais au moins, je serai là.

Bonjour chers amis ! Si vous vous demandez pourquoi vous vous êtes lancés dans les recherches généalogiques, savez-vous vraiment pourquoi cela vous plaît autant et pourquoi cela vous fait du bien ? Pas vraiment. Et le pire, c’est que si vous ne le savez pas vraiment, votre entourage le comprend encore moins, ce qui reste un mystère pour tout généalogiste.

Nous avons d’abord cherché à comprendre, et nous allons tenter de percer ce mystère aujourd’hui. Nous serons encore plus fiers de notre passion. N’hésitez pas à vous abonner à la chaîne et surtout, n’oubliez pas d’activer vos notifications pour être prévenu des prochaines vidéos à venir.

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D’après une enquête Ipsos de 2010, six Français sur dix s’intéressaient à la généalogie. Aujourd’hui, ce sont près de six millions de Français qui pratiquent cette activité, selon la Fédération Française de Généalogie. Elle est la troisième activité, juste derrière le sport et le bricolage. Près de 65 % des moins de 35 ans auraient déjà entamé une recherche généalogique.

Alors, qu’est-ce qui nous donne envie de faire de la généalogie ? Le mieux, c’est de demander aux généalogistes eux-mêmes. Sur les forums de généalogie, c’est un sujet que l’on retrouve fréquemment. Ce qui ressort assez souvent, c’est que l’on cherche à rencontrer et à faire connaissance avec nos ancêtres parce que l’on ne sait rien d’eux.

Pour d’autres, c’est plus une recherche identitaire, parce qu’on a l’impression de mal se connaître. Certains cherchent des cousins éloignés pour renouer avec une famille que l’on ne connaît pas bien. Enfin, certains voudraient être les passeurs de mémoire de l’histoire et de la famille. On a envie d’en savoir un peu plus sur son histoire de famille, mais on s’aperçoit qu’on continue souvent sans relâche.

Qu’est-ce qui nous anime autant ? On entend parfois parler de contamination, serait-ce un nouveau virus ? Ah non, ce n’est pas le moment de nous parler de virus en ce moment. Parfois, on entend parler d’addiction. Mon Dieu, la généalogie serait-elle aussi addictive que le sucre ou le café ? Non, je ne crois pas. Ce qui nous attire, c’est l’intrigue.

Oui, la généalogie fait appel à notre joli défaut, qui est la curiosité humaine. On adore jouer les détectives, on adore les chasses aux trésors, on adore chercher et trouver. Il y a aussi cet effet de piste. Vous savez, on va suivre sans relâche jusqu’à trouver parce qu’on a besoin de savoir. C’est un peu notre instinct de chasseur, mais parfois, il y a aussi le sentiment de secret. On a l’impression qu’on nous a caché quelque chose et on veut savoir.

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Là, on est dans le champ de la psychogénéalogie, ce ne sera pas le sujet pour aujourd’hui. Connaître sa filiation est un besoin très ancien. On peut s’en rendre compte dans les noms de famille qui commencent ou finissent par « fils », par exemple chez les Écossais, c’est « Mac », comme dans « MacKenzie ». Chez les Irlandais, c’est « O’Connor ». Dans la langue suédoise, les noms de famille se terminent par « son », qui veut dire « fils », comme « Johansson ». Chez les Flamands, « Janssen ». Tous ces noms témoignent de la filiation.

On sait maintenant ce qui nous pousse à commencer la généalogie et à continuer, mais est-ce la seule raison ? Qu’est-ce qui se cache derrière tout ça, bien entendu cette quête-là ? Contrairement aux virus ou au sucre, si on la continue, c’est parce qu’elle nous fait du bien.

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Mais jusqu’où cela dépend de ce que l’on va chercher et de quelle est notre motivation au départ. Il n’y a donc pas une seule généalogie, mais des généalogies. Certains vont s’intéresser à remonter le plus loin possible dans le temps, tandis que d’autres vont s’attarder sur une histoire familiale au 19e siècle. C’est mon cas, je crois. Personnellement, j’aime à dire que la meilleure des généalogies, c’est celle que vous aimez et celle qui vous fait du bien. Nous avons tous des besoins différents en matière de bien-être, et ce qui est génial avec la généalogie, c’est qu’elle peut répondre à beaucoup de ces besoins.

Premièrement, le besoin de comprendre le passé pour mieux comprendre le présent. Mais il semblerait aussi que la généalogie fasse appel à notre besoin de stabilité.

Selon le sociologue Jacques Guérin, les crises socio-économiques, l’éclatement des familles, les claquements, l’éclatement identitaire, l’insécurité émotionnelle seraient pour beaucoup de gens, dans une période où les repères sont devenus plus flous, où on a perdu le sens, revenir à son arbre généalogique nous permet de retrouver de la fixité. Ainsi, la généalogie nous fait du bien parce qu’elle nous permet de nous réapproprier notre histoire familiale et donc elle améliore notre sécurité émotionnelle. Et oui, rien que ça.

Un autre besoin auquel pourrait répondre la généalogie, c’est peut-être de maîtriser le temps. Qui n’a jamais rêvé de faire un voyage dans le passé ? En fait, ce qu’on voudrait, c’est maîtriser et surtout arrêter le temps, parce que je pense que ça nous fait peur.

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Maîtriser ce temps et voyager dans le temps nous permettrait de nous dire qu’on est un petit peu plus forts. C’est peut-être notre besoin de maîtriser la mort, que nous recherchons en réponse à notre peur de mourir. Bien sûr, la généalogie, en redonnant vie à nos ancêtres, nous permet peut-être de redonner sens à ces vies. Il y a une notion d’immortalité et un sentiment qu’une vie a servi, ce qui nous permet de continuer à exister.

Cela nous rassure sur le fait qu’on n’est pas si ordinaires que ça. Oui, ça nous fait du bien de savoir qu’on descend de gens qui ont eu des vies extraordinaires, ou alors ça nous rassure parce qu’on se sent bien évolués comparés à cet ancêtre dont on n’est pas tout à fait fiers. En fait, on ne peut pas s’empêcher d’être fiers de certains de nos ancêtres. On se prend même de la sympathie pour certains, et on a même tous nos chouchous.

Cet effet miroir, on le rencontre souvent dans les recherches généalogiques. Dans toutes les familles, on cherche à savoir à qui on ressemble physiquement, que ce soit du côté de mon père ou du côté de ma mère. Mais on cherche souvent aussi à savoir de qui on tient ce gentil caractère ou peut-être ce caractère un peu moins agréable. Se reconnaître dans nos ancêtres nous aide à combler notre besoin d’appartenance.

Pour la psychologue Isabelle Brosseau, la représentation de l’arbre généalogique, avec soi au centre et ses ancêtres en branches de plus en plus fournies, peut donner le sentiment d’être entouré, d’être enveloppé par cette histoire familiale.

Enfin, ce qui est indéniable également avec la recherche généalogique, c’est l’intérêt intellectuel. Sur le plan personnel, le fait de faire toutes ces recherches d’informations, ces recherches d’actes, ces recherches aux archives départementales, actes notariés, et cetera, c’est très stimulant sur le plan intellectuel. Donc, la généalogie contribue largement à notre bien-être, au même titre que le yoga, la peinture ou le sport.

Voilà, je pense qu’on a fait le tour de tous les bienfaits de la généalogie. Alors surtout, n’hésitez pas, faites-vous du bien en pratiquant la généalogie sans modération. Il me reste à vous dire : à très bientôt pour de nouvelles aventures généalogiques et familiales. Surtout, n’oubliez pas de vous abonner à la chaîne et d’activer vos notifications pour être prévenu des prochaines vidéos. À très bientôt !


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