Le parcours de mon ancêtre combattant durant la seconde guerre Mondiale



Découvrez le parcours de mon ancêtre… musique: musique soldat photo: Ce sont les miennes à part quelques une.

Voici le transcript de la vidéo :

Introduction

Tout commence en octobre 1935, et plus précisément le 15 octobre, mon ancêtre, Combattant François Le Baron, est envoyé à Saint-Brieuc en Bretagne pour faire son service militaire. Ce futur soldat ne se doutait pas que, quatre ans plus tard, il défendrait sa patrie sur les champs de bataille.

Engagement dans la Seconde Guerre Mondiale

Le 3 septembre 1939, ce n’est pas seulement la date d’engagement de François Le Baron pour le service militaire, mais bel et bien son engagement pour la Seconde Guerre Mondiale. Il faut alors quitter sa famille, leur dire au revoir. Lui, qui a perdu sa mère, et ses enfants, il écrira à sa belle-mère et lui enverra des photos. François Le Baron est donc incorporé au 130e régiment d’infanterie sous les drapeaux de la Mayenne, avec lequel il participera à la bataille de l’Aisne dans la région des Hautes-FRANCE.

Bataille de l’Aisne

Il se battra plus précisément à Pinon, dans l’Aisne, dans une forêt. Là, il perdra son ami ravitailleur qui avait allumé une cigarette. En raison de l’incandescence rouge de la cigarette, ses ennemis n’ont rien manqué. Son grand-père était muni d’une Hotchkiss ML Rue 1914, une arme ayant déjà prouvé son efficacité lors de la Première Guerre Mondiale. Elle est donc tout simplement réutilisée pour la Seconde Guerre Mondiale.

Prisonnier de Guerre et Évasion

Au cours de cette bataille, François Le Baron sera fait prisonnier. Emmené dans un camp de concentration, le camp de Mailly, il retrouvera certains de ses amis, de ses coéquipiers, et fera la rencontre de nouvelles personnes, toutes prisonnières de guerre, obligées de faire la corvée de pommes de terre.

Après seulement cinq jours d’emprisonnement, François Le Baron et cinq de ses compagnons décident de s’évader. Ils y parviennent et trouvent ce qu’ils voulaient : la liberté et de la nourriture, grâce à une douve d’un village voisin qui les attendait. Cependant, leur liberté est de courte durée. Après seulement deux minutes, les autorités les ramènent.

Comme le disait mon arrière-grand-père, « on aurait pu s’en sortir, les tuer, mais il y aurait eu trop de pertes de notre côté. » François Le Baron et ses compères sont emmenés en train en direction de l’Allemagne, à Leben Der Borght. Là-bas, ils participeront au Service du Travail Obligatoire et seront dirigés vers des fermes, plus précisément à une ferme à Neubrandenburg. Ils y resteront cinq ans à travailler dans cette ferme.

Libération et Vie Après-Guerre

C’est de cette captivité que j’ai pu savoir que mon arrière-grand-père était prisonnier en Allemagne. Il est enfin libéré le 19 mai 1945. Il se mariera plus tard avec Marie Coll Veine et aura deux enfants, dont ma grand-mère, qui a pu me transmettre toutes ces photos et ce témoignage.

Découverte de l’Histoire Familiale

Vous vous demandez peut-être comment j’ai pu découvrir cette histoire. Eh bien, j’entretenais avec mon arrière-grand-père. J’ai l’honneur de vous présenter la préface de mon prochain livre sur lui.

Prise de Conscience et Projet Scolaire

Mon arrière-grand-père François Le Baron était quelqu’un d’important pour moi, ne l’ayant pourtant jamais connu. Il a laissé derrière lui des traces d’un parcours incroyable. C’est alors qu’en classe de troisième, au Collège Saint-Pierre de Saint-Brieuc, j’ai pris conscience de son rôle militaire et de son engagement pour la France, ainsi que de la mémoire familiale.

Mon professeur d’histoire-géographie nous avait lancé dans un projet passionnant : nous étions des sortes de petites historiens chargés de chercher des informations sur le parcours d’un ancêtre ayant participé à l’une des deux guerres mondiales.

Recherche et Découvertes

Le soir même, j’ai téléphoné à ma grand-mère pour lui annoncer le projet et savoir si, dans notre famille, quelqu’un s’était battu pour la France. La réponse fut immédiate : « Oui, mon père a fait la guerre. » Mon père évoquait très fréquemment ses souvenirs de guerre. Il avait donc combattu au cours de la Seconde Guerre Mondiale.

Les recherches pouvaient donc commencer. Je m’étonnais de jour en jour de découvrir une multitude d’informations sur son passé, et cela venait juste de commencer.

Remerciements

Je voudrais particulièrement remercier ma grand-mère, mon père, ainsi que les Archives Départementales et l’Association des Anciens Combattants de mon département. Ils ont joué un rôle capital dans la rédaction de cet ouvrage. Grâce à eux, qui ont su écouter le témoignage de mon ancêtre et le retranscrire, j’ai pu prendre plaisir et découvrir réellement ce qu’était être au cours de la Seconde Guerre Mondiale.

Merci.


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